Une bonne attitude : un élément essentiel si vous voulez connaître du succès

18 octobre 2018|Par Louis Bédard
Une bonne attitude : un élément essentiel si vous voulez connaître du succès
Une bonne attitude : un élément essentiel si vous voulez connaître du succès

Une bonne attitude : un élément essentiel si vous voulez connaître du succès

 

Mon repêchage; déception mais motivation

Mai 1992. Jour du repêchage de la LHJMQ. Après avoir connu une saison très respectable au niveau Midget AAA (16 buts et 13 passes pour 29 points en 50 parties incluant la saison régulière et les séries éliminatoires), je m’apprêtais à connaître l’un des plus beaux jours de ma vie. J’allais être repêché par une équipe junior majeur! J’avais su avant le repêchage que j’étais classé en 5ème ronde mais cette journée ne se déroula pas comme prévue et c’est encore un souvenir douloureux 26 ans plus tard. Après avoir patienté pendant des heures interminables, j’ai finalement entendu mon nom en 12ème ronde, le 143ème choix au total. J’avais finalement été repêché par les Draveurs de Trois-Rivières qui allaient devenir les Faucons de Sherbrooke pendant l’été. Encore aujourd’hui, je n’ai aucune idée pourquoi j’ai été repêché aussi loin. Par contre, je peux vous dire que je m’en suis servi comme motivation pendant l’été pour arriver le plus prêt possible au camp d’entraînement et prouver à tout-le-monde que j’étais beaucoup plus qu’un choix de 12ème ronde.

Des choix qui influencent une carrière

Le camp arrive et je dois mériter ma place parmi un groupe de joueurs déjà établis et des recrues repêchées avant moi. Les Faucons de Sherbrooke étaient l’une des meilleures équipes du circuit. Ils se sont d’ailleurs rendus en finale lors des saisons 1991-1992 (en tant que Draveurs de Trois-Rivières) et 1992-1993. J’ai toujours démontré beaucoup de détermination et de persévérance et il n’y avait aucun doute dans mon esprit que je pouvais faire l’équipe. J’ai connu un camp exceptionnel et à la fin du camp d’entraînement, on me confirmait que je faisais partie de la première édition des Faucons de Sherbrooke! Cependant, le début de saison ne se déroula pas comme je l’aurais souhaité… Lorsque je jouais, je faisais seulement quelques présences sur la patinoire et j’avais regardé plusieurs parties dans les estrades. Après avoir joué seulement 7 parties sur 12, je suis sorti dans un bar et ce qui devait arriver arriva. J’ai manqué le couvre-feu... résultat; deux jours plus tard, j’étais rétrogradé dans le junior AAA. Le 12 octobre 1992, tout juste avant mes 17 ans.

J’avais été complètement désemparé par le fait que je ne jouais pas beaucoup. Ça ne m’était jamais arrivé d’avoir aussi peu de temps de glace. Je suis né au mois d’octobre et je suis un « late » dans le jargon du hockey. Ce qui signifie que je ne pouvais même pas être repêché dans la LNH à ma saison de 17 ans. J’étais seulement éligible à 18 ans. J’aurais dû juste garder une bonne attitude et attendre ma chance. Il n’y avait rien qui pressait. Je ne pourrai jamais réellement mesurer l’impact d’avoir manqué pratiquement une saison complète au niveau junior majeur à 17 ans mais c’est certain que ça fait un tort considérable pour la suite de ma carrière.

La saison suivante, le Collège Français de Verdun m’invita à leur camp d’entraînement et j’ai fait l’équipe. Par contre, c’est principalement avec mes poings que j’ai fait ma place et j’ai été étiqueté comme bagarreur. Un rôle que j’ai eu à jouer jusqu’à l’âge de 33 ans lorsque j’ai pris ma retraite.

Vivre avec des regrets / Saisissez votre chance dès maintenant !!!

Tout au long de ma carrière, je n’ai pas toujours eu une bonne attitude et il y a plusieurs choses que je ferais différemment. Avoir une attitude irréprochable et être un coéquipier exceptionnel, il y a des joueurs qui se sont rendus à la LNH principalement pour ces deux raisons. La prochaine fois que vous sautez quelques tours, que le coach vous retranche de l’alignement ou vous change de trio, arrivez à la prochaine pratique avec un sourire prêt à connaître la meilleure pratique de votre carrière et à encourager vos coéquipiers. Vous n’avez aucun contrôle sur l’opinion du coach et les événements qui peuvent survenir mais vous avez un contrôle absolu sur votre réponse. Et votre réponse, ça se conditionne. Quand je parle de conditionnement mental, c’est aussi ça. Se préparer à savoir comment réagir quand vous allez faire face à l’adversité. Avoir une bonne attitude fait partie d’une routine de conditionnement mental. Tout devient plus facile. Des portes s’ouvrent quand vous garder une bonne attitude.

Une bonne attitude aujourd'hui vous suivra toute votre vie

Il y a beaucoup de joueurs qui continuent à travailler dans le monde du hockey après leur carrière de joueur parce qu’ils ont toujours eu une attitude irréprochable et qu’ils ont toujours fait passer l’équipe avant leurs intérêts personnels. Steve Bégin, Francis Bouillon et Ian Laperrière sont de bons exemples. Avoir une bonne attitude, c’est ce qui va vous permettre d’atteindre votre plein potentiel en tant que joueur de hockey et surtout en tant qu’individu.

  • Louis Bédard / Coach certifié PNL spécialisé en conditionnement mental pour athlètes
  • lou_bedard@hotmail.com
  • 514-912-4653

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