Les blessures à l'épaule au hockey

26 mars 2018|Par Yanick Pagé
Les blessures à l'épaule au hockey
Les blessures à l'épaule au hockey

Description des blessures et pathologies les plus fréquentes au hockey
 

Introduction :
Au hockey les blessures les plus fréquentes sont les contusions (coups) et hématomes («avec des bleus») suite à des coups directs. Ensuite,  les lacérations et abrasions au visage sont de plus en plus courantes, surtout chez une population plus âgée de plus de 18 ans. Les TCCL se retrouvent aussi dans les 3 blessures les plus courantes, elles représentent un haut pourcentage d’incidence, environs 15-20% de toutes les blessures.  Il est important que de noter aussi que la majorité des blessures chez les moins de 18 ans se produise au haut de corps. J’ai choisi 4 blessures musculosquelettiques avec lesquelles je dois intervenir en thérapie du sport. Dans ce deuxième article comme dans le premier, je vais décrire une blessure à l’épaule chez les moins de 18 ans. Ensuite, pour le 3e et 4e article, je vous parlerai de blessure plus fréquente chez hockeyeurs plus âgés au bas de corps.   
 

  • Subluxation antérieure glénohumérale de l’épaule

Mécanisme de blessure : traumatisme direct sur la face postérieure/postéro latérale de l’épaule par mise en échec avec un autre joueur ou la bande ou que le joueur chute sur la patinoire. Une autre façon serait que le joueur tente d’arrêter un adversaire en pleine vitesse avec son bras ouvert de côté (abduction) et son bras va en arrière sous la force d’impact.

Biomécanique : la combinaison de mouvements:  de lever son bras sur le côté et l’amener vers l’arrière combinées ou non avec une rotation latérale (lever bouts doigts vers le plafond) ou d’un coup direct derrière l’épaule font en sorte que la tête humérale est dirigée an antérieur (devant) et crée un déplacement temporaire de la position normale de la tête humérale dans sa cavité glénoïde.
Structures affectées : le labrum glénoïdal dans sa partie antéro-inférieure, la capsule antérieure, les ligaments glénohuméraux et muscles stabilisateurs de la tête humérale comme le supra-épineux, infraépineux, et longue portion du biceps. De plus, le nerf axillaire et radial peut être compressé par la tête humérale.
Description de la blessure et des structures affectées : la subluxation glénohumérale se produit par une force excessive qui amène la tête humérale à sortir de sa cavité glénoïdale en antérieur. C’est à ce moment que le labrum dans sa partie antéro-inférieure subit un stress et peut être arraché. Ensuite, la capsule et les ligaments glénohuméraux seront étirés ou déchirés (selon le grade de la blessure). Une ou plusieurs élongations ou spasmes peuvent survenir aux muscles stabilisateurs de l’épaule lors du traumatisme. Une atteinte directe au nerf axillaire par compression et/ou étirement du nerf radial peut aussi y être associée. Important aussi d’éliminer une fracture associée par une radiographie.
Plan de gestion de la blessure : arrêt de la partie et évaluation dans le vestiaire, immobilisation avec atelle en attente de la réévaluation en clinique pour un premier incident. La durée de l’immobilisation sera déterminée suite aux dégât subis lors de l’incident. Prenez par exemple un entorse grade 1, c’est à dire élongation des structures sans déchirure, calculer 10 jours 2 semaines. Le nombre de semaine peut augmenter rapidement dans le cas de déchirure, d’où l’importance de consulter pour éviter de jouer avec une condition inadéquate qui pourrait amener à une instabilité permanente.
Dans le cas de subluxations à répétitions, si le joueur a > 80-85% de force et son amplitude de mouvement est complète, on peut procéder à un « taping » proprioceptif ou de protection restrictif selon le cas pour un retour au jeu.
Pour les individus ayant une instabilité à ce niveau et ceux en phase de remodelage avancée qui font un retour au jeu, je suggère toujours  une bonne activation des muscles stabilisateurs avant la partie.
Prévention : consulter un thérapeute du sport ou un kinésiologue spécialisé en blessure pour un programme d’entraînement des muscles stabilisateurs de l’épaule comme la coiffe des rotateurs. Le programme doit comporter  des exercices de stabilisation statique,  stabilisation dynamique, de proprioception et le tout exécutés de façon contrôlés et orientés spécifiquement vers la force et vitesse du sport!

 
YANICK PAGÉ
-B. Sc. KINÉSIOLOGIE l ÉTUDIANT EN THÉRAPIE DU SPORT l
-THÉRAPEUTE EN PHYSIOTHÉRAPIE (TRP)
HARDGYM / GYM LE CHALET / TONIC CROSSFIT
ENTRAÎNEUR EN PRÉPARATION PHYSIQUE DANS LES SPORTS ET RÉADAPTATION
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