Semaine de relâche; maintenir ou relâcher?

7 février 2018|Par Chantal Shank
Semaine de relâche; maintenir ou relâcher?
Semaine de relâche; maintenir ou relâcher?

Semaine de relâche : maintenir ou relâcher?

À quelques jours de la semaine de relâche, plusieurs élèves ont déjà hâte de profiter de ce congé de cours et de devoirs pour faire la grasse matinée et prendre le temps de s’amuser. Plusieurs familles planifient des sorties et parfois, des vacances hors du pays.
La réalité du congé peut s’avérer différente selon l’âge du jeune, son niveau scolaire et les exigences de son sport. En effet, il n’est pas toujours possible de décrocher totalement lorsqu’on est un athlète sport-études, car même s’il y a suspension des cours,  les entraînements se poursuivent dans plusieurs cas et peuvent même augmenter en raison de tournois et de compétitions à venir. De plus, la charge de travail scolaire varie beaucoup entre les différents niveaux scolaires.
Alors, comment doit-on planifier la semaine de relâche en tant qu’athlète sport-études?
 

Niveau primaire et secondaire

L’âge, le niveau scolaire et le niveau sportif aident à déterminer les priorités et les besoins des élèves lors de la semaine de relâche. Si l’enfant est d’âge primaire et d’un niveau compétitif plus bas, il peut se permettre de paresser et de s’amuser durant cette semaine de congé. De plus, cela l’aidera à recharger ses batteries pour la suite de l’année scolaire. Il ne faut pas oublier qu’au niveau primaire, l’enfant s’entraîne avant tout dans la perspective de s’amuser (6-9 ans) et d’apprendre (9-12 ans) selon le DLTA - développement à long terme de l’athlète.
Au niveau secondaire, l’élève athlète fait souvent partie d’un cheminement sport-études. Il est rendu au stade de « s’entraîner à s’entraîner » (12-16 ans) et il finira son secondaire à l’âge de « s’entraîner à la compétition ». L’intensité des études est souvent plus apparente, car le sport occupe tous les après-midis, ce qui condense les périodes de classe en avant-midi. Il est donc important de planifier un peu la semaine de relâche pour permettre certains moments d’étude. Sans prévoir un travail assidu et quotidien, l’élève peut prendre quelques heures de la semaine pour s’avancer dans des lectures exigées ou faire à l’avance certains devoirs. Cette avance lui permettra d’être moins coincé entre les études et le sport à son retour en classe, tout en diminuant le stress des échéances.
Même si des entraînements sont prévus durant la semaine de relâche, il demeure important de garder du temps de plaisir et de loisir pour décrocher. Les jeunes sont des élèves et des athlètes, mais ont besoin de s’amuser comme les autres jeunes de leur âge. L’équilibre est le mot clé.
 

Réalité du niveau collégial

Pour des élèves de niveau collégial, la semaine de levée de cours prend plutôt l’appellation de « semaine de mise à jour », ce n’est donc pas une semaine de congé total. Comme le titre l’indique, cette semaine est prévue pour se mettre à jour, c’est-à-dire reprendre le retard cumulé ou prendre de l’avance dans les lectures, les travaux d’équipe et l’étude. Il s’agit d’une période importante de l’année, car les examens de mi-session ont souvent lieu après la semaine de mise à jour.
Parmi ces élèves athlètes, certains présentent un potentiel sportif important, ils sont situés au stade de « s’entraîner à gagner ». Sans perdre de vue les études, ils doivent concilier un entraînement quotidien avec les études et parfois même, un emploi rémunéré.
Il est important de discuter avec le jeune adulte de ses priorités, de ses objectifs de performance, tant scolaires que sportifs. Le défi de ces jeunes, c’est le maintien de la discipline. Pour ne pas passer toute la semaine à faire des travaux scolaires, il est important de planifier à l’avance les journées ou les heures de la semaine qui seront consacrées à l’étude. Il faut éviter de faire de longues heures d’étude sans pause. Contrairement à ce qu’on peut penser, des blocs d’étude fractionnés en « 2 fois - 2 heures » seront plus efficaces qu’un bloc de « 6 heures » sans pause. J’explique souvent aux élèves de niveau collégial que le cerveau est comme un estomac, il ne sert à rien de le bourrer, car la digestion sera lente et pénible.
 Vous conviendrez certainement avec moi que la ligne est parfois mince entre la saine performance et l’anxiété de performance. Il faut donc savoir doser ses efforts, s’arrêter, prendre des pauses, avoir du plaisir durant cette semaine. Un ralentissement des activités d’étude est donc suggéré, il faut quand même en profiter, mais sans pour autant oublier les responsabilités scolaires. Le simple fait de ralentir fera du bien!
 
Chantal Shank, conseillère d’orientation
Accompagnement scolaire – Hockey Projection
chantalshank@hotmail.com
 
Références et ressources :
Pour en savoir plus sur les stades de développement sportif : Programme national de certification des entraîneurs : (DLTA) développement à long terme de l’athlète - coach.ca
Pour connaître des stratégies d’étude et des trucs de gestion de temps :
Savoir plus (2006) – Outils et méthodes de travail intellectuel – Raymond Robert Tremblay et Yvan Perrier
Comment réussir dans ses études (2004) – Lisa Fraser
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