Reconstruire le cerveau de Sydney Crosby

14 novembre 2017|Par Xavier Béliveau-Cantin
Reconstruire le cerveau de Sydney Crosby
Reconstruire le cerveau de Sydney Crosby

Reconstruire le cerveau de Sydney Crosby

 

On se souvient tous du coup porté à la tête de Sydney Crosby le 1er janvier 2011 à l’occasion de la classique hivernale dans la LNH, alors que les Penguins affrontaient les Capitals de Washington. L’impact, directement dans l’angle mort de l’athlète, ne pouvait être anticipé. La tête du joueur subit une violente rotation et le visionnement de l’incident au ralenti ne laisse aucun spectateur indifférent: on assistait à une importante commotion cérébrale dans la carrière du capitaine. Pourtant, aucune fracture diagnostiquée, aucun sang sur la glace. Cette blessure «invisible» laissait pourtant d’importants symptômes empêchant l’athlète d’exploiter son talent de nouveau. Plusieurs mois de repos passent et toujours aucun progrès. Le personnel médical de l’équipe s’inquiète...comment reconstruire un cerveau pourtant si performant?

 

Les premières nouvelles du joueur étoile

Neuf mois s’écoulent et une importante conférence de presse est annoncée le 7 septembre 2011 directement au Consol Energy Center. Une centaine de journalistes attendent impatiemment des nouvelles du joueur. Ray Shero, le directeur général de l’équipe est assis à la gauche de Crosby. À sa droite se trouve un certain Dr. Ted Carrick, chiropraticien fondateur d’une spécialité américaine que l’on nomme «la chiropratique neurologique». La conférence de presse rassure les partisans; de nouveaux progrès sont constatés depuis qu’il subit des traitements avec une méthode toute particulière. Et puis vient l’explication du Dr. Carrick devant les caméras: «sa perception spatiale n’était pas bien interprétée au niveau cérébral (...) Nous avons pu, dans notre laboratoire, quantifier cela, puis développer des stratégies qui nous ont permis de construire fondamentalement une nouvelle perception». Plusieurs journalistes froncent les sourcils par curiosité de cette déclaration. Reconstruire une perception, vraiment?

 

La neurologie fonctionnelle

Ce récent modèle clinique est également connu sous le nom de «neurologie fonctionnelle» et a beaucoup évolué ces 20 dernières années grâce aux avancées en neuroscience. Pratiquée essentiellement par des docteurs en chiropratique, cette spécialisation américaine est désormais offerte dans plusieurs pays. Le fondement même repose sur les principes de la neuroplasticité, un phénomène auquel nos neurones peuvent se remodeler et se reconfigurer en réponse aux stimulations auxquelles elles sont exposées. Ainsi, l’approche consiste d’abord à évaluer les fonctions du cerveau, et les traitements visent à renforcer les zones cérébrales moins performantes grâce à des méthodes conservatrices (exercices d’équilibre spécifique, renforcement vestibulaire, réhabilitation oculomotrice, modifications de diverses techniques chiropratiques, etc). Plusieurs autres conditions peuvent être améliorées comme les vertiges, les séquelles d’AVC, les déficits d’attention, les maladies neurodégénératives. La santé du système nerveux est à la base de cette pratique! 

 

"The kid is back !!!"

Dix jours suivant la conférence de presse, Sydney Crosby s’entraine de nouveau avec ses coéquipiers afin de préparer sa saison. « Le docteur Carrick a eu un rôle primordial dans la récupération de Sydney » mentionne son agent Pat Brisson. L’équipe médicale est tout aussi impressionnée! Nous n’avons qu’à constater la saison 2016-2017 du joueur afin de constater un système nerveux qui performe au maximum!

Xavier Béliveau-Cantin / www.purechiropratique.ca

 

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