Quoi faire après une commotion cérébrale

2 octobre 2017|Par Xavier Béliveau-Cantin
Quoi faire après une commotion cérébrale
Quoi faire après une commotion cérébrale

Quoi faire après une commotion cérébrale?

 

Le hockey est malheureusement un sport à risque concernant les commotions cérébrales. Même si quelques progrès en matière de prévention sont notés, la gestion de cette blessure doit être prise au sérieux. Un système nerveux blessé peut avoir des répercussions autant sur la performance de jeu de l’athlète que sur l’aspect personnel (école, vie sociale, état cognitif, etc). 
Un impact à la tête peut blesser les tissus cérébraux, créant ainsi une enflure (inflammation) affectant la santé des neurones.

 

Des symptômes à prendre au sérieux immédiatement 

Les symptômes immédiats typiques regroupent les étourdissements, une confusion et/ou des maux de têtes. Ceux-ci peuvent même évoluer en dépression, fatigue cognitive, anxiété ou d’importants changements dans l’humeur.

L’étape initiale d’une bonne gestion consiste d’abord à déclarer sa blessure! En effet, 78,3 %(1) des athlètes ne rapporteraient pas leurs symptômes, ce qui peut mener à un retour au jeu trop hâtif. Ceci expose malheureusement le joueur à une deuxième blessure plus dommageable! Le cerveau est très fragile après un tel incident, il faut donc comprendre que le repos est nécessaire. Celui-ci varie souvent de 48 heures (strictes) à 5 jours. En théorie, environ 80-90% des athlètes devraient être rétablis à l’intérieur de 10 jours. Mais l’inflammation et les dommages au cerveau peuvent prendre plus de temps à guérir, c’est propre à chacun! Au-delà de 10 jours de symptômes, la prise en charge par un professionnel de la santé est nécessaire.

 

La recette à suivre

Un protocole intéressant a été relu et proposé à Zurich en février 2017 à une conférence internationale concernant les commotions cérébrales dans le sport (2). Celui-ci se fait en 7 étapes et chacune d’entre elles est d’une durée de 24 heures. Si une étape provoque un symptôme associé à la commotion, on doit recommencer le protocole à l’étape 1.

L’étape initiale consiste en un 48 heures de repos physique complet et mental (éviter effort cognitif, écran téléviseur/ordinateur). Si les symptômes cessent après ce repos, on passe à l’étape suivante.

Pour la seconde, on propose une activité très légère comme la marche afin d’activer l’apport sanguin au cerveau.

Ensuite, 3e étape, on passe à une activité aérobique légère comme le vélo stationnaire ou la nage.

Si aucun symptôme n’est rapporté, on passe à l’étape 4 qui consiste à accomplir un exercice spécifique au sport sans contact (ex : quelques minutes de patinage en cercle hors pratique).

Par la suite, en 5, un retour à l’entrainement sans contact est proposé. Toujours 24 heures suivant la dernière étape réussie, le retour à l’entrainement avec contact est permis.

L’étape finale concerne finalement le retour au jeu, ainsi, l’athlète doit donc avoir réussi au minimum les 7 étapes (8 jours de suite) sans symptômes.

Malgré ce protocole, une blessure cérébrale laisse souvent des traces : douleur au cou, à la tête, difficulté avec l’équilibre, anxiété inexpliquée, fatigue. Un chiropraticien ayant suivi des études neurologiques post universitaires peut être en mesure de vous aider. N’hésitez pas pour toutes questions! 

 

Petits trucs en rafale

- Le port de lunette de soleil peut aider à diminuer la « surcharge » d’informations se rendant au cerveau, laissant ainsi la capacité à ce dernier de mieux guérir.(3)

- L’apport en Oméga-3 et une nutrition riche en flavonoïdes (pommes, thé, bleuets, fraises, oranges) pourraient aider à diminuer les symptômes d’inflammation cérébrale.(4)

- Le filtre de la lumière bleue peut être activé sur les téléphones intelligents (night shift). Celle-ci peut « agresser » le cerveau chez certains patients.(5)

- Les ajustements vertébraux chiropratiques peuvent améliorer l’intégration sensitive et motrice du cortex préfrontal, une zone du cerveau responsable des fonctions cognitives dites supérieures (centre du raisonnement, de la motivation, la planification motrice, la mémoire, le langage, etc.) (6)

                                    Xavier Béliveau-Cantin / www.purechiropratique.ca

 
 

1 Delaney et al, CJSM 2015; Why University Athletes choose not to reveal their concussion
2 McCrory P, Meeuwisse WH, Aubry M et al. Consensus statement on concussion in sport: the 4th International Conference on Concussion in Sport held in Zurich, November 2012. Br J Sports Med 2013; 47:250-258
 3 B Digre K, Brennan K.C; Shedding light on Photophobia, J Neuroophtalmol., PMC 2013 Mar 1
 4 Petraglia et al, Stuck at the bench: Potential natural neuroprotective compounds for concussion, Surge Neurol int. 2011.
 5 Tosini G, Ferguson I, Tsubota K; Effects of blue light on the circadian system and eye physiology, Molecular Vision 2016.
 6 Lelic Dina, Haavik Heidi: Manipulation of Dysfunctional Spinal Joints Affects Sensorimotor Integration in the Prefrontal Cortex: A Brain Source Localization Study, Neural Plasticity, Volume 2016.

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