Que restera-t-il de moi quand j'accrocherai mes patins?

26 décembre 2018|Par Danick Bouchard
Que restera-t-il de moi quand j'accrocherai mes patins?
Que restera-t-il de moi quand j'accrocherai mes patins?

Que restera-t-il de moi quand j’accrocherai mes patins ? 
 

Qu’aimes-tu dans la vie Danick ? « Le Hockey ». Quelle est ta passion ? « Le Hockey » Quel est ton passe-temps favori ? « Jouer au Hockey à la patinoire ».  

C’est super beau d’avoir une passion, mais une fois que mon corps me dira « stop », je vais faire quoi ? Serai-je encore heureux de vivre sans ma passion ? Sans ce désir et cette satisfaction de marquer des buts ? Sans motivation pour m’entrainer et repousser mes limites l’été ? Ce sont des questions que je me pose souvent et je vous mentirais si je vous disais que j’ai une réponse définitive à tout ça.  

 

Hockey Hockey Hockey ! 

Toute ma vie, ce sport a guidé mes habitudes de vie, mes sentiments, mes rencontres, mes forces, mes faiblesses, mes épreuves. Tout part du hockey car depuis que j’ai trois ans ça fait partie de moi, j’ai ça dans le sang. Pour moi c’est une drogue bien pire que toutes les autres. Au moins celle-là elle est bonne pour la santé !!! Mais sincèrement, à bientôt 33 ans, j’ai peur que ma passion se transforme en cadeau empoisonné pour le « début » de ma vie après le hockey.  

Penser à après..

C’est pour cette raison que depuis 2-3 ans, je pense à ce que j’aime dans la vie. C’est drôle vous allez me dire mais je n’y avais jamais pensé avant. Il n’y avait pas de place pour autre chose dans ma vie que le hockey. Même pas pour une blonde !! Le mot « coaching » avant ne faisait même pas partie de mon vocabulaire, mais dernièrement, je me suis rendu compte qu’avec toute l’expérience que j’ai et avec tous les joueurs que j’ai côtoyés durant mon cheminement, je sais ce qu’il faut comme qualité offensive, défensive et comme leader. Je sais ce que la plupart des joueurs aiment et aiment moins d’un coach, je sais qu’une équipe de hockey c’est une vingtaine d’individus différents qui ne pensent pas de la même manière et que le but premier est de tirer avantage au maximum de chacun.

Je crois vraiment que je serais une bonne personne pour gérer ça. Pour expliquer un système de jeu, peut-être moins car j’ai toujours été un joueur instinctif et pour moi le hockey c’est un sport où tu ne dois pas trop penser sur la glace, mais plutôt t’exprimer à chaque petite seconde de la game. On se forge de bonnes habitudes dans les pratiques en donnant son maximum tous les jours et ensuite quand « l’examen » arrive, c’est facile, on se laisse aller dans ce qu’on aime.

Je pense avoir ma place dans le monde du hockey pour la suite de ma vie sans patin au pieds, mais ce n’est pas encore concret dans mon esprit. Pour l’instant, ça se résume à donner une trentaine de pratiques privées de skills durant l’été. On verra bien... 

Redonner au hockey d'aujourd'hui

Une chose est sûre c’est que j’ai envie de redonner aux plus jeunes, donner ce que j’ai eu la chance d’avoir et aussi ce que je n’ai pas eu. Voici une des raisons principales pourquoi notre programme iCoacHockeyD me passionne. Je vois tellement une solution pour les joueurs, les parents, les familles et les coachs d’avoir de l’information, des programmes, des exercices autant mentaux que physiques et l’accès à des personnes ressources compétentes pour se faire guider aux bonnes places, pour simplifier le cheminement de chacun.

On a tous vu le vidéo dernièrement comme quoi que le hockey est « gangréné », que c’est un sport de riches. Que le prochain Maurice Richard ne sera pas connu car ses parents n’auront pas assez d’argent pour l’inscrire au hockey. On est en train de créer un concept de feu pour que nos membres bénéficient de promotions à travers la province entière. Tous les coûts reliés à la pratique du hockey.

C’est une chose de dire qu’on s’en va dans le mur, mais si on fait que le dire haut et fort, on risque de rentrer dedans quand même. Ce qu’on tente de faire c’est d’unir toute la population hockey du Québec dans un même but : Changer les choses, avoir du fun et donner la chance à tous les jeunes de jouer au hockey et surtout de se faire guider comme des professionnels par des professionnels. Qui n’a pas envie de ça ? Pourquoi un jeune qui joue local n’aimerait-il pas tenter de lancer dans le haut du filet ? Pourquoi n’aimerait-il pas apprendre la feinte de Pavel Datsyuk ? C’est le fun avant tout qui guidera nos jeunes vers de bonnes habitudes de vie et vers un avenir solide. 


Voici ce qui me passionne quand je parle de mon après carrière. Bien sûr, il a fallu se mettre la tête sur la bûche pour créer tout ça, mais c’est comme ça partout. Mon dicton préféré : « Nothing just happens » Rien n’arrive tout seul, dès qu’on comprend ça, il n’y a plus rien pour nous arrêter.  


Pour revenir à ma petite carrière de joueur de hockey professionnel en France, je ne sais pas quand ça se terminera. Mon rêve serait de jouer encore à 40 ans ! J’aimerais prouver que la passion est plus forte que n’importe quoi, que lorsque tu vis pour quelque chose que t’aimes, c’est possible de t’accrocher bien plus tard que prévu. 


Au fond,  au début de mon texte je me demandais ce que j’aimais à part du hockey… je suis un gars de hockey, comme j’ai dit, j’ai ça dans le sang, je vais contribuer d’une manière ou d’une autre à ma passion tout en restant connecté dans ce sport.  


Pour vous, les jeunes qui me lisez, la première étape serait simplement de penser à ce que vous voulez faire plus tard et d’être bien conscients que, comme tous joueurs de hockey, vous allez devoir accrocher vos patins tôt ou tard. Quand le moment viendra, le but c’est d’avoir bâti des habitudes de vie solides durant ton cheminement, qui te serviront dans toutes les sphères de ta vie future. 

Danick ! 

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