La différence entre un «athlète de hockey» et un joueur de hockey.

7 September 2017|Par Guillaume Boucher
Comment choisir un bon préparateur physique
Comment choisir un bon préparateur physique

Comment choisir un bon préparateur physique

J’ai récemment reçu un beau compliment qui m’a beaucoup touché, mais qui m’a aussi beaucoup fait réfléchir. Ma cliente, que j’entraine en privé 1 fois par semaine en plus de faire sa programmation d’entraînement depuis maintenant plus de 2 ans, m’a mentionné qu’avec le temps elle réalisait de plus en plus qu’elle avait eu de la chance de TOMBER sur moi comme coach et qu’elle me trouvait très compétent réalisant qu’elle avait une progression constante sans blessures depuis 2 ans comparativement à ses amies, mais aussi que nous avions un plan pour les mois/années à venir.
Je n’écris pas cela pour me lancer des fleurs, mais plutôt pour mettre l’accent sur ce qui m’a fait réfléchir lorsqu’elle a dit “j’ai eu de la chance de TOMBER sur toi”. Je veux mettre l’accent sur le mot TOMBER ici. Car elle a raison, si je me mets dans les souliers d’une personne qui n’a pas trop d’expérience en entraînement, c’est vrai que n’importe qui semble compétent, n’importe qui semble connaître son affaire et on peut justement TOMBER sur vraiment n’importe qui.
Des coachs, il y en a vraiment beaucoup et, malheureusement, des “ti-counes” qui se disent entraîneurs simplement parce qu’ils ont participé à une compétition de fitness ou qui ne sont aucunement intéressés à apprendre et mettre les efforts pour devenir compétents il y en a beaucoup trop. Le problème est que pour le client, il peut s’écouler facilement 2-3 ans entre le moment où il débute avec son coach et le moment où il réalise le mauvais choix qu’il a fait. Ces 2-3 années, elles sont perdues à jamais et malheureusement pour un athlète, perdre 2-3 ans à faire affaire avec un coach incompétent peut faire la différence entre avoir une belle carrière professionnelle ou pas de carrière du tout. Engager un entraîneur compétent fera aussi la différence entre progresser de façon constante et atteindre ses objectifs en quelques mois au lieu de stagner pendant des années. Un bon coach saura aussi voir venir les blessures avant qu’elles surviennent et ainsi éviter plusieurs blessures inutiles.
Si vous songez à engager un professionnel , que vous sentez que vous n’avez plus de progrès depuis plusieurs mois (voir plusieurs années) ou que vous êtes constamment blessé, vous devez absolument lire ce qui suit.

Cinq points à regarder avant de choisir son entraineur:

1- L’éducation

La première étape dans la recherche d’un bon coach serait de regarder son cheminement au niveau de ses connaissances. Je ne dis pas qu’il faut absolument avoir un doctorat pour être compétent, mais un minimum de connaissance en anatomie, biologie humaine et nutrition sportive est primordiale. Un parcours universitaire est particulièrement intéressant afin d’acquérir une compréhension profonde de ces bases et aussi une capacité d’analyse de l’information. Cependant, la simple acquisition d’un diplôme universitaire est loin d’être assez pour se démarquer dans un domaine aussi vaste que l’entrainement. C’est pourquoi la formation continue est si importante. Un bon entraîneur qui aspire à exceller dans son domaine se doit de faire de la formation continue (et de l’appliquer) régulièrement ainsi que d’aller chercher des connaissances directement des meilleurs par des internats, séminaires, consultations et autres.

2- L’expérience

Comme Einstein disait, “la connaissance vient avec l’expérience, tout le reste n’est que de l’information” et le plus gros des connaissances en entraînement, c’est dans le gym qu’on l’apprend. Bien que de connaître la théorie soit essentielle, une personne qui possède toutes les connaissances du monde sans être capable de les appliquer pour en faire quelque chose d’utile pour les autres est inutile dans son domaine.
Donc après avoir regardé le parcours académique de votre futur coach, vous devriez regarder son Curriculum et parler avec quelques-uns de ses clients. A-t-il de l’expérience en lien avec votre objectif? Est-ce qu’il est capable de produire des résultats de façon constante? Est-ce que ses clients sont satisfaits?

3- “walk the talk”

Est-ce qu’un entraîneur devrait avoir des abdos découpés à l’année? Pas nécessairement, mais il devrait avoir l’air de quelqu’un qui s’entraîne. Si la majorité des connaissances sont acquises dans le gym et que votre coach ne s’entraîne pas, il ne peut connaître le “feeling” de ce qu’il vous fait faire. Un coach en transformation physique devrait avoir un physique inspirant pour ses clients, devrait donner le bon exemple côté nutrition et connaître la sensation de pousser un prowler à en vomir tout comme un coach de force devrait être capable de maîtriser le squat, le deadlift et le bench press avec des charges imposantes.
D’un autre côté, si vous vous fiez uniquement à la “shape” d’un coach, sans regarder les points 1 et 2, il est très possible de vous ramasser avec un “ti-coune” doté d’une bonne génétique!

4- Méthodologie de travail

Les connaissances, l’expérience et l’application sont tous très importants, mais peu utiles sans une méthodologie efficace. Voici comment reconnaître un coach qui n’a pas une bonne méthodologie de travail:
– Il ne fait pas d’évaluation donc il ne connait pas vos limitations physiques.
– Il n’évalue pas vos habitudes de vie et ne connait donc pas vos facteurs limitatifs.
– Il ne mesure pas votre % de gras et ne peut quantifier vos résultats.
– Il vous fait toujours faire des WOD (workout of the day) au lieu de planifier un entraînement pour vous faire progresser.
– Il ne note pas vos charges, il ne peut alors pas suivre votre progression.

5- Professionnalisme

Ce point est probablement celui qui revient le plus souvent. À cause de la relation “chummy chummy” qui se développe entre le client et son coach, il peut devenir facile d’oublier qu’il s’agit en premier lieu d’un service et que le client paye cher pour avoir un service de qualité que le coach se doit d’honorer en restant professionnel. Voici ce qui à mon avis sont des manquements flagrants de professionnalisme:
– Texter ou encore pire, regarder ses courriels ou son facebook pendant une session avec son client. Ceci est non seulement un manque de professionnalisme, mais aussi un énorme manque de respect!
– Passer son temps à raconter sa fin de semaine et ses problèmes à son client. Le client vous engage pour avoir des résultats pas pour devenir psychologue!
– Manger pendant une session d’entraînement privé. Je sais que la nutrition est importante, mais le client aussi et de toute façon votre coach vous dirait de ne pas manger en travaillant!
– Faire des avances aux clientes. Est-ce que j’ai vraiment besoin d’expliquer pourquoi ce n’est pas professionnel?

Donc en résumé avant de choisir un coach, il faudrait regarder son parcours académique et son expérience, questionner ses clients afin de voir s’il livre la marchandise, regarder s’il semble lui même capable d’appliquer ce qu’il suggère et observer sa façon de travailler afin de voir s’il a de bonnes méthodologies et s’il est professionnel.
J’espère que cet article en aidera plus d’un à faire le bon choix!
 

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