Le nouveau défi de Louis Robitaille

1 novembre 2016|Par Alexandre Faucher
Journaliste
Le nouveau défi de Louis Robitaille

Lorsqu'il a reçu l'appel du directeur général Kevin Cloutier, Louis Robitaille espérait que cette entrevue soit la bonne. L'homme de hockey estimait qu'il était prêt pour relever ce nouveau défi et qu'il avait suivi les étapes de la bonne façon.

«J'ai passé beaucoup d'entrevues lors des derniers étés. Dans la vie, rien n'arrive pour rien. Kevin est un gars de hockey que je respectais beaucoup, mais que je ne connaissais pas personnellement. L'entrevue s'est faite rapidement, je ne savais pas comment ça avait été, mais l'appel est venu deux jours plus tard», a affirmé Louis Robitaille, rejoint par Hockey Projection la semaine dernière.

 Lorsqu'il a reçu la bonne nouvelle, le principal intéressé a rapidement dû se réorganiser pour déménager de Val-d'Or à Victoriaville, à quelques semaines du début du camp d'entraînement.

«J'étais très bien établi à Val d'Or, je m'apprêtais à débuter la saison. La famille était prête aussi. Des amis et ma conjointe ont été exceptionnels là-dedans. Nous avons pris la maison qu'Éric Veilleux avait louée. Les gens de Victoriaville ont été vraiment bons pour nous aider», enchaine Robitaille.

Ayant pu gouter aux plaisirs d'être entraîneur-chef à Drummondville lorsqu'il a remplacé Mario Duhamel et Martin Raymond pendant leur séjour aux Fêtes avec Équipe Canada junior, il avoue que la situation est bien différente aujourd'hui. Il salue d'ailleurs au passage les entraîneurs avec qui il a travaillé depuis ses débuts dans le circuit Courteau.

«J'ai été bien préparé lors de mon passage chez les Voltigeurs avec Martin Raymond, Mario Duhamel et même Denis Gauthier et ultimement Dominic Ricard qui avait de l'expérience en coaching. Ils m'ont aidé à grandir comme entraîneur et je pensais être prêt. Je considère avoir appris des meilleurs à Drummondville et avec Mario Durocher (Val d'Or)», estime l'ancien homme fort.

Pour lui, Victoriaville est une bonne porte d'entrée puisqu'il apprécie bien la philosophie et l'aura qui entoure présentement l'organisation. 

Il s'agit également de l'endroit où il avait eu son premier entretien sérieux avec Jérôme Mésonéro, à l'époque.

Quant à ce qui se passe directement sur la glace, celui qui a succédé à Éric Veilleux et Bruce Richardson derrière le banc des Tigres veut une équipe structurée, rapide et passionnée.

«Nous sommes en progression, mais j'aime beaucoup l'unité de famille que dégage notre organisation. On recherche de la passion et de la vitesse chez nos joueurs», analyse le nouveau Victoriavillois.

Revendiquant une fiche de huit victoires, sept défaites en temps régulier et deux autres en temps supplémentaire, Louis Robitaille estime qu'il vaut mieux mettre l'accent sur le processus plutôt que sur les résultats, pour l'instant.

«J'aime vraiment beaucoup de la manière dont on joue. On a commencé avec trois victoires, suivies d'un creux de vague même si on jouait du très bon hockey. Avant Noël, on ne base pas nos attentes sur les résultats», résumait-il jeudi dernier. 

«C'est vraiment les joueurs qui vont dicter les résultats. On donne une ligne directrice et les joueurs vont nous parler. C'était un peu comme ça à Drummondville et c'est la même chose ici. C'était le cas à Rouyn-Noranda l'an dernier. Personne ne les avait mis à la tête du classement. Leur groupe d'entraîneurs a senti que c'était la bonne année pour foncer et ils ont ajouté les pièces», conclut la nouvelle recrue.
 

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