Le coaching au service du développement personnel

19 octobre 2016|Par Mario Duhamel
Le coaching au service du développement personnel

J’ai toujours été un passionné de sport. Voyant que mon talent de joueur de hockey ne me mènerait pas dans les rangs professionnels, je me suis alors dirigé vers le coaching dans le but de pouvoir vivre de ma passion. J’ai toujours aimé étudier la « game » et développer de nouvelles stratégies, même lorsque j’étais joueur. Tout a vraiment débuté pour moi dans le coaching à l’époque où mon père entraînait mon jeune frère.

Depuis maintenant deux décennies, cette passion m’a amené à côtoyer des hockeyeurs de tous les niveaux. J’ai commencé dans les rangs Pee-Wee pour grimper assez rapidement vers le Midget AAA, où j’ai passé 4 ans avec le Collège Charles-Lemoyne.

J’ai été dans le junior majeur de 2005 à 2013, comme assistant-entraineur avec les Huskies de Rouyn-Noranda et ensuite comme entraineur-chef des Voltigeurs de Drummondville pendant quatre ans. J’ai également eu l’opportunité de côtoyer les meilleurs joueurs au monde en tant qu’assistant-entraineur avec l’Avalanche du Colorado de 2013 à 2015. Durant ces années, j’ai également fait partie du programme canadien (équipe Canada) des U-18 et U-20. Je suis maintenant installé à Gatineau, pour relever un nouveau défi comme entraîneur en chef des Olympiques dans le junior majeur.

Quel est le rôle d’un entraîneur en 2016?

Au fil des ans, je me suis développé une identité qui est fidèle à mes valeurs et à qui je suis. Je me décris comme un entraîneur rigoureux, intense et qui aime développer le plein potentiel de chacun de ses athlètes. Aujourd’hui, être un entraîneur, c’est beaucoup plus que de gérer ou d’établir les besoins stratégiques d’une équipe! Être entraîneur, c’est gérer un groupe d’athlètes dont le développement individuel des 22 ou 23 joueurs est primordial pour le succès de l’équipe.

L’entraîneur est un leader, il doit donc tirer la gang dans la bonne direction avec une vision et une méthode de travail très claires. Il doit également être à l’écoute de son staff et de ses joueurs pour s’adapter à l’environnement et aux individus qui sont en constante évolution!

Le joueur au centre des préoccupations

Le joueur veut voir des résultats rapidement, il veut faire partie, à court terme, de la solution. Il doit sentir et savoir qu’il a un rôle dans l’équipe (avoir SA place dans  l’autobus). La chose la plus importante à ses yeux est de se sentir respecté. Pour bien répondre à sa clientèle, le coach doit connaître les types de personnalités de chacun des joueurs avec qui il fait affaire. Cela facilitera beaucoup sa relation avec chacun d’eux ainsi que de l’approche préconisée.

À mon sens, il est essentiel, venant de l’entraîneur, de donner au joueur l’opportunité de se faire valoir ainsi que de tout mettre en œuvre pour développer son plein potentiel. Du même coup, il est important d’amener les joueurs à être responsables (accountable) autant hors glace que sur celle-ci. La meilleure manière de gérer cela restera toujours la communication, la transparence et le temps de glace alloué. Les joueurs ont et auront toujours besoin de direction et de supervision. Ils doivent cependant savoir le POURQUOI des consignes demandées. La constance ainsi que la cohérence du message sont de mise! 

Gestion et travail d’équipe

Que l’on soit un entraîneur des ligues Peewee ou de la LNH, on navigue toujours entre la vente, la gestion des ressources humaines et la psychologie! Seuls l’approche, les moyens ou le langage peuvent différer!

Ainsi, tout cela ne se fait pas seul, on doit s’entourer du meilleur personnel possible pour ainsi maximiser les forces de chacun et par le fait même, combler tous les sphères du coaching. Le travail d’équipe avec une implication de tout le personnel amènera assurément le groupe à progresser.

Pour moi, le coaching n’est pas un travail, c’est un mode de vie!

Bonne saison!

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