Une deuxième chance payante pour Montcalm

21 avril 2017|Par Alexandre Faucher
Journaliste
Une deuxième chance payante pour Montcalm

Lorsqu'il a débuté sa carrière dans la LHJMQ, peu d'observateurs se doutaient que Dylan Montcalm terminerait sa dernière saison junior, à 20 ans, avec plus d'un point par match. Surtout que le natif de Drummondville avait quitté les Voltigeurs lors de sa saison de 18 ans pour retrouver sa confiance dans le Junior AAA.

Mais c'est finalement l'année suivante, alors que ses droits ont été acquis en compagnie d'un choix de sixième tour par l'Océanic en retour de William Couture et d'une sélection au cinquième tour que l'attaquant a réussi à prouver qu'il avait sa place au sein d'un trio offensif du circuit Courteau.

«Dès que je suis arrivé là-bas, j'ai pas mal eu la confiance de Serge (Beausoleil). Au début, je jouais avec Michael Joly et François Beauchemin et dès le camp d'entrainement, ça a cliqué», se rappelle-t-il.

C'est alors que les points se sont engrangés rapidement pour l'attaquant drummondvillois qui a enfilé 23 buts et 36 passes à sa première année à Rimouski.

«J'ai saisi ma chance je dirais, et ensuite ça s'est mis à débouler rapidement. J'avais confiance en moi et je sentais la confiance de l'entraineur aussi, donc j'arrivais à l'aréna, je m'amusais et tout allait bien comme ça», ajoute Montcalm.

Sa confiance, il l'avait retrouvée tout d'abord avec les Cougars du Collège Champlain, dans le Junior AAA.

«J'ai retrouvé le plaisir de jouer au hockey, là-bas. Je ne veux pas dire que le junior majeur est trop sérieux, mais dans mon cas, j'avais besoin de faire un pas de recul et ç'a été bénéfique», explique le principal intéressé.

Son excellente saison à 19 ans lui a d'ailleurs permis de s'assurer un casier de joueur de 20 ans pour la saison 2016-2017, qu'il vient de compléter avec l'élimination des siens en quatre parties face aux Sea Dogs de Saint John's. C'est ainsi qu'il tourne une nouvelle page de sa jeune carrière de hockeyeur.

«C'est spécial un peu, mais en même temps je m'étais fait à l'idée que nous n'avions pas l'équipe pour aller jusqu'au bout. J'ai cependant savouré chaque moment et je suis prêt pour les nouvelles choses», raconte le Drummondvillois.

C'est d'ailleurs pour l'équipe de son coin qu'il a pu amorcer sa carrière dans le circuit Courteau.

«C'était un rêve d'enfant de jouer pour les Voltigeurs. Habiter chez moi, près de mes amis, c'est une belle expérience. Les Voltigeurs ont une belle organisation et je suis reconnaissant d'avoir eu ma première chance là», exprime Montcalm.

Pour la suite, le jeune athlète a présentement deux options sur la table: une d'elles est l'Université McGill, s'il compte jouer universitaire l'an prochain. L'autre option serait la France, alors que des formations de la ligue Magnus lui ont fait signe. Si la décision n'est pas encore définitive, il y a fort à parier que Montcalm privilégiera McGill.

«Le dilemme, c'est que oui, je ferai de l'argent en France, mais est-ce que c'est assez pour vivre toute ma vie? On ne sait jamais ce qui peut arriver. C'est certain que j'aimerais aller à l'école avant et partir à la fin de mon BAC. Ce serait moins stressant», conclut-il au sujet d'un dilemme qui touche certainement d'autres joueurs également.

 

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