«Il a dit que j'avais mérité ma place»

9 février 2017|Par Alexandre Faucher
Journaliste
«Il a dit que j'avais mérité ma place»

Alors que son histoire avait fait le tour de la LHJMQ vers la fin du mois d'octobre, Charles-Olivier Lévesque continue de faire parler de lui. Celui qui avait prêté main-forte à l'Océanic de Rimouski avant les Fêtes a récemment reçu la confirmation qu'il terminerait la saison avec la formation de sa ville natale.

Le gardien de 19 ans avait répondu à un appel de Serge Beausoleil en octobre, en raison des blessures qui affligeaient les cerbères de l'organisation. Joueur affilié depuis ce temps, celui qui évoluait dans des ligues de garage en début d'année avait dû retourner dans ces deux ligues après les Fêtes.

«Je me suis dit que si j'avais à me faire confirmer, ça allait être avant les Fêtes, donc je n'y pensais plus vraiment. Je me disais que j'allais revenir dépanner de temps à autre», souligne le gardien de but.

Le cours des choses a toutefois voulu que Lévesque revienne faire un tour avec l'Océanic le 20 janvier. Après avoir gardé les buts pendant près d'une période contre les Foreurs de Val d'Or, celui-ci a obtenu le départ deux jours après, contre les Huskies de Rouyn-Noranda.

«On a perdu ce match-là 2-1 en prolongation. Ç'avait été un bon match. Après la rencontre, Serge (Beausoleil) ne savait pas trop quoi faire, donc il en a parlé avec le président et m'est revenu avec sa décision, une semaine après. Il a dit que j'avais mérité ma place», confie Lévesque.

Cette période de réflexion d'une semaine n'a toutefois pas empêché ce dernier d'aller jouer dans un tournoi de hockey senior, en Gaspésie.

«Quand j'y repense, c'est certain que c'était bizarre. Je gardais les buts dans la LHJMQ contre Rouyn-Noranda une semaine auparavant», se rappelle-t-il.

Depuis ce match, Lévesque a été appelé devant la cage des siens le 4 février, signant une victoire de 4-1 au passage contre les Remparts, à Québec.

Si le fait de partager le filet avec Jimmy Lemay et Alexandre Lagacé ne semble pas être la situation idéale, Lévesque voit cela comme un défi.

«Nous, on le prend comme un challenge. Nous sommes trois gars capables de se pousser à se dépasser. Si l'un va moins bien, les deux autres peuvent quand même bien aller. Si tu veux garder les buts, tu dois travailler fort», expose le choix de huitième ronde des Saguenéens en 2013.

Quant à une possible suite à son rêve, Charles-Olivier Lévesque ne ferme aucune porte, mais il avoue ne pas trop penser à son après-saison. Pour conclure sa saison avec l'Océanic, il a toutefois dû mettre en veilleuse sa technique en physiothérapie.

«Je vais la reprendre plus tard. On ne sait jamais ce qui peut se passer entretemps. La vie va de bouleversement en bouleversement. Je ne sais pas si je vais jouer au hockey pendant encore un moment, mais si ça peut arriver, c'est certain que je vais saisir l'occasion à deux mains», termine-t-il.

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